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Création 2021 pour l'espace public, spectacle tout public. Projet Lauréat de l'appel à projet "Il est urgent de ralentir" des Fabriques culturelles de la Métropole Lilloise.

Après avoir perdus dix-sept camarades morts de maladies rares, la jeunesse d’une ville ultra-polluée se mobilise pour comprendre et combattre la pollution. Dans cette lutte commune, il y a des conflits, des amours, du courage et beaucoup d’espoir. Le texte, dynamique, alterne dialogue et récit. Il sera incarné, raconté, rythmé et chanté par des acteurs professionnels et amateurs accompagnés du chœur des asthmatiques.

Inspiré de Youth for climate et de March for our lives, mouvement fondé par les jeunes survivants de la tuerie de Parkland du 14 février 2018, Parklands est un spectacle choral destiné à l’espace public.

 

 

En mars 2020, la cie KTHA nous accueillait sur la ZEF. Depuis le spectacle a bien bougé. Nouveau teaser pour avril 2021.

ELEMENTS TECHNIQUES

spectacle diurne - jauge 100 personnes 

PARKLANDS se joue partout où les jeunes gens se réunissent : sur des places, des parkings, à l'arrière des salles de sport... Repérage en amont des représentations avec l'équipe ! Avec la crise sanitaire, la mise en scène du spectacle est repensée pour ne pas subir les  protocoles en vigueur s’en affranchir. En ce sens, la compagnie a fait l'acquisition d'assises.

DEUX MANIERES D'ACCUEILLIR PARKLANDS

Le spectacle existe dans un format classique, porté par les trois comédien.nes professionnel.les, autour duquel la compagnie propose ateliers et bords plateau.

Il est possible aussi d’inclure de jeunes amateur.es au projet. C’est ce que nous mettons en œuvre pour la première tournée dans le cadre de l’appel à projet des Fabriques culturelles de la MEL « il est urgent de ralentir », une expérience que nous reconduisons dans le bassin minier en juin 2021.

Les jeunes mobilisés interviennent de manière chorale,  accompagnés des comédien.nes professionnel.les. Leur présence dans le spectacle est concentrée sur le climax dramatique. Ensemble, toutes et tous improvisent la distribution du texte, chantent et dansent.

  • Texte et mise en scène : Muriel Cocquet
  • Composition et direction du chœur : Sophie Sand
  • Distribution : Léa Gonnet, Valentine Regnaut, Arnaud Vrech
  • Costumes : Perrine Wanegue
  • Régie générale et création lumière : Clément Bailleul
  • Regard plastique : Vivian Daval
  • Regard chorégraphique : Mel Favre
  • Production : Mathilde Blottière
  • Coordination des amateurs : Jean-Samuel Sobocinski
  • Visuel et graphisme : Anouk Le Quilleuc
  • Durée : 1h30
  • Tout public à partir de 15 ans
  • Texte paru dans la Scène aux Ados volume 15, éditions Lansman

Dans le cadre de l'appel à projet "Il est urgent de ralentir" et de l'association avec l'Escapade et la ville de Grenay, les comédien.nes professionnel.les sont accompagné.es d'amateur.es.

Production : La Lune qui gronde. Coproduction : Les Fabriques culturelles Le Vivat - Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières, L’Hospice d’Havré, La Ferme d’en haut, Le Nautilys, La Maison Folie Moulins, Le Colysée, La Maison Folie Beaulieu, Fort de Mons, la ville de Grenay. Soutiens : le Centre Dramatique de Wallonie (CED-W), l’espace 188, la compagnie KTHA, le Centre Arc en Ciel de Liévin

 

 

C’est-à-dire qu’on était là à les regarder passer avec leurs visages de déterrés, on les regardait sortir de leurs voitures, parce qu’ils avaient fait le trajet depuis l’église en voiture. La femme restait dans la voiture, le moteur encore allumé, le temps que l’homme passe devant nous pour nous dire que - On l’écoutait même pas, on observait. On était capables d’observer en même temps l’homme avancer vers nous, nous parler, et sa femme dans la voiture, le moteur encore allumé, avec la fumée qui s’échappait insidieusement du pot d’échappement, capables de regarder et la fumée et ses lèvres à lui qui bougeaient. Mais on n’écoutait pas. Ça, on s’était promis de ne pas écouter toutes les conneries qu’ils allaient pouvoir vomir à cette occasion, car une occasion comme celle-là, il n’y en a pas souvent, une occasion comme celle-là, pour se montrer, arriver avec la voiture et la femme qui reste dedans. Elle est venue à la cérémonie, mais elle préfère rester dans la voiture, elle est bouleversée. On l’a vu qu’elle était bouleversée ta femme, tout le monde est bouleversé, nous, on observe. On sera bouleversés plus tard. On s’est promis ça, on tient. […] On observe l’homme sortir de sa voiture l’air bouleversé mais l’air seulement car il pense déjà à faire la leçon devant tout le monde, les camarades, les familles, les habitants et la presse : et la santé des jeunes et bien manger et faire du sport et toutes les conneries qu’ils nous sortent toujours pour surtout qu’on lui pose pas la question : comment ça se fait que des jeunes en pleine santé meurent de maladies fulgurantes dans cette ville ? Et combien de temps ça va durer ?